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Se féliciter de la réduction de la dette?

Voici ce qu'on peut lire sur le site du parti socialiste :
« Le service public doit être un service de qualité à la population. Pour l'assurer, le PS a démontré une gestion exemplaire: réduction de la dette (-430 mio) afin d'allouer des prestations à la population plutôt qu'aux banques, etc. »
Les Libéraux-Radicaux ne partagent pas l'auto-satisfaction affichée par Sandrine Salerno. Bien au contraire.

Premièrement, l'influence du Conseil administratif et de sa ministre des finances sur le niveau de la dette municipale est extrêmement faible. En effet, entre 2006 et 2009, la Ville a fait 500 millions de francs de bénéfice quasiment uniquement grâce à l'augmentation des recettes fiscales. Or, on le sait bien, c'est la valeur ajoutée créée par l'économie (en terme de salaire et de bénéfice) qui fait les recettes et non pas l'action de l'exécutif d'une commune, même s'il s'agit de la Ville de Genève. En outre, la Ville n'a quasiment aucune charge corrélée à la conjoncture contrairement au Canton. Par ailleurs, on l'oublie bien souvent, par les mécanismes de péréquation, les contribuables genevois sont aussi des gens qui n'habitent pas la Ville, mais qui y payent des impôts sans le savoir !
Deuxièmement, la dette d'une collectivité (ou d'une entreprise) n'a de sens que si elle est comparée à la valeur de ses actifs. Il est en effet plus facile de rembourser la dette si on n'investit plus, et surtout, si on laisse notre patrimoine immobilier se dégrader sans faire les investissements nécessaire pour l'entretenir. Et, c'est précisément ce que constate l'ensemble du Conseil municipal qui, chaque année, regrette que Rémy Pagani et ses services n'aient pas été capable de réaliser les investissements votés. Où est la politique anticyclique dont la gauche aime à se gargariser ?
Troisièmement, au lieu d'être proactive et de mettre son nez dans les affaires de ses collègues (c'est son boulot après tout), Sandrine Salerno préfère tenir des discours catastrophistes sur les finances. On se rappelle, par exemple, son opposition incompréhensible en 2009 à la baisse d'impôt en faveur des familles, en menaçant de fermer des crèches et de baisser le salaire des fonctionnaires. Alors qu'en réalité, l'impact sur les recettes de la Ville a été insignifiant. Sandrine Salerno serait une bien meilleure ministre des finances si elle empêchait que la Ville en arrive, par exemple, à dépenser 40 millions de francs pour la réfection de la plaine de Plainpalais, plus de 100'000 francs pour construire une seule place de crèche ou 17 millions de francs pour une simple passerelle à Sécheron !!!!
Quatrièmement, affecter les excédents budgétaires uniquement à la dette n'est pas du tout satisfaisant pour les Libéraux-Radicaux. Au contraire, nous sommes d'avis que si la Ville doit non seulement gérer de manière plus effective et plus rationnelle ses investissements et continuer à rembourser une partie de sa dette, elle doit surtout restituer une part de ses bénéfices à ses contribuables par le biais d'une baisse du centime additionnel et par la suppression progressive de la taxe professionnelle.
Si, le 13 mars prochain, le peuple renverse cette majorité de gauche au pouvoir depuis 20 ans, c'est ce que nous ferons.

Olivier Fiumelli, conseiller municipal PLR

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