Nous le savons, Veyrier est une commune essentiellement résidentielle. Il n’est donc pas étonnant que les impôts provenant des personnes morales ne représentent qu’une très faible part de ses revenus.
Par ailleurs, Veyrier a de grandes ambitions, et doit se préparer à faire face à des dépenses importantes. Le projet Grand-Salève, avec la reconstruction de l’école primaire et de 2 salles de gymnastique, l’implantation d’une nouvelle salle communale et d’une piscine municipale, complété par la construction d’un immeuble d’habitation et d’un bâtiment d’activités, ainsi que le développement « Etournelles » avec un espace pour la petite enfance, des locaux commerciaux et un immeuble d’habitation représentent des investissements très substantiels. Parallèlement, les frais d’exploitation annuels des nouvelles places de crèche décidées à la Cigogne et prévues aux Etournelles pourraient s’élever à 2,3 millions de francs, soit 12 à 13% des frais de fonctionnement courant de la commune.
D’un autre côté, le 27 septembre 2009, le peuple genevois se prononçait en faveur d’une refonte de la fiscalité, principalement en faveur des familles. L’impact sur les recettes communales sera loin d’être négligeable, puisqu’il va amputer nos revenus près de 2 millions de francs. Avec la nouvelle péréquation intercommunale qui induira des charges supplémentaires pour Veyrier à hauteur de plus d’un million, c’est environ 3 million de francs en moins que la commune aura à sa disposition pour son fonctionnement et ses investissements, et ce de manière pérenne ! Puisque les veyrites ont accepté sans équivoque cet allègement de leur fiscalité à 83.3%, soit très exactement par 5 électeurs sur 6, on peut dire qu’ils se sont exprimés très clairement pour ne pas voir leurs impôts augmenter. Cette maîtrise de la fiscalité communale est d’ailleurs défendue de tous temps par vos élus libéraux, preuve en est qu’ils se sont engagés pour faire baisser dès 2008 à 39 unités le nombre de centimes additionnels communaux.
Il n’empêche que si Veyrier veut garder les moyens de ses ambitions, et continuer d’offrir à ses habitants des services de qualité, il convient de trouver de nouvelles sources de recettes fiscales.
Une possibilité est de favoriser l’implantation d’entreprises sur notre territoire. Bien sûr, il n’est pas question de transformer la commune en un deuxième Plan-les-Ouates ; sa topographie ne le permettrait pas. Pour rappel, Plan-les-Ouates, pour un nombre d’habitants comparable, a des recettes 2 fois plus élevées que celles de Veyrier. Il n’est pas non-plus question d’implanter des industries polluantes. Il faut plutôt viser des activités à haute valeur ajoutée.
Le Plan directeur communal adopté par le Conseil municipal l’an dernier a identifié des zones d’implantation possible. D’autres sont envisagées et se doivent d’être étudiées. La demande actuelle pour des locaux professionnels est forte, non seulement de la part d’entrepreneurs ou d’indépendants de la commune qui souhaitent pouvoir y développer leurs activités, mais aussi de la part d’entreprises du canton, voire étrangères. Il faut savoir en profiter.
Vos élus libéraux souhaitent donc initier rapidement des projets propres à assurer une promotion économique efficace à Veyrier. Cela permettra d’assurer un meilleur équilibre des finances communales dans l’avenir.
Thierry SCHAFHAUSER
Conseiller municipal de la commune de Veyrier
Article paru dans La Luciole, édition mars 2010
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