L’IN 144 – initiative populaire cantonale pour la mobilité douce – est en train d’être traitée en commission du Grand Conseil.
La mobilité douce, c’est politiquement dans l’ère du temps. Objectivement, nous allons de plus en plus vers un déplacement qui se fera à pied ou à vélo au centre-ville. Il faut donc améliorer ce type de déplacements. L’objectif de la mobilité douce est louable et nous le soutenons au Parti libéral. Cependant, force est de constater que le texte de l’initiative est beaucoup trop excessif. C’est comme si, à chaque fois qu’un piéton arrivait à un carrefour, on arrêtait la circulation! La réalisation de plusieurs aménagements prévus n’est pas possible dans les délais impartis et techniquement impossible.
De plus, l’initiative réclame un plan de mobilité douce alors que celui-ci est en cours de réalisation au département de Michèle Ku?nzler.
Le gros problème, actuellement, est la philosophie antibagnole. En fait, l’initiative 144 est très clairement une initiative antibagnole, et cela sous couvert d’un texte politiquement correct. Selon moi, aucun moyen de transport n’est à privilégier plutôt qu’un autre. Je précise encore que, dans son rapport, le Conseil d’Etat genevois rappelle que le texte est anticonstitutionnel puisqu’il va à l’encontre de l’article 160 b de la Constitution fédérale, lequel garantit le libre choix du transport.»

