Le retour des beaux jours laissant supposer un retour… des joueurs de bonneteau, j’ai demandé à la Police municipale d’accroître sa présence au centre-ville afin de dissuader ces escrocs de se réapproprier les rues basses et les quais. Concrètement, ce sont 6 agent-e-s de plus qui arpentent en permanence trois secteurs considérés comme problématiques (rues basses, quais Wilson et quai du Mont-Blanc).
Revenant d’un tour sur le terrain, je constate avec satisfaction que cette visibilité renforcée des agents est efficace, puisque je n’ai croisé aucun de ces attroupements qui suscitent de plus en plus l’agacement des Genevois, se sentant dépossédés de leurs rues.
Malheureusement, cette présence accrue au centre-ville ne peut se faire qu’au détriment d’autres quartiers qui se voient amputés temporairement d’une partie de leurs effectifs. Et il est évident que de telles actions ne seront efficaces sur le long terme que si elles s’inscrivent dans le cadre d’une politique coordonnée avec le Canton.
En effet, si nous devions faire face à une nouvelle vague massive de joueurs de la Police municipale ne pourrait pas seule y faire face. Il faut en effet se rendre compte qu’elle se situe au bout de la chaîne du dispositif de sécurité, et doit pouvoir compter sur un relais efficace de la part de la police cantonale.
Mais je ne boude pas mon plaisir : l’opération est pour l’heure un succès et permet à la Police municipale de se concentrer sur d’autres types de délits, tels que les vols à la tire ou les pickpockets. Elle prouve également, s’il fallait encore le faire, toute l’utilité et l’efficacité d’une police de proximité uniformée.
Pierre Maudet, Conseiller administratif ville de Genève

