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DIP : Quand l'arrogance rime avec défaillance

Coupable de quoi ? Quelle violence morale la réponse de l'enseignant révoqué (TdeG 28.04.11). Impunité, omerta et corporatisme sont des mots qui viennent à l'esprit. Le 20.01.05, M. Charles Beer présenta les 13 priorités du DIP dont "Lutter résolument contre la maltraitance" "...L'instruction publique mettra en place les mesures les plus strictes pour prévenir, repérer, prendre en charge et dénoncer à la justice les cas de maltraitance, cela dès la petite enfance" Il a été confié à la direction générale de l'Office de la jeunesse de travailler sur un renforcement des mesures de lutte contre les violences sexuelles exercées à l'encontre des mineurs avec la collaboration et la transmission de l'information entre le SPMi, la Police et le pouvoir judiciaire ainsi que le groupe de protection de l'enfant des HUG. Certains parents peuvent manquer à leur devoir de protection ou ne pas l'assurer dans l'intérêt de l'enfant. Le Service de Protection des Mineurs (SPMi) devrait (en théorie) appliquer des interventions socio-éducatives de prévention avec trois mesures de protection : demandes de mandats tutélaires ou de curatelle, placement d'enfant hors du foyer familial, retrait de la garde parentale. Donc, le cadre institutionnel du Département de l'Instruction Publique prévoit les mécanismes pour lutter contre la maltraitance physique et psychologique des enfants et des jeunes adolescents. Mais, quand le ver est dans le fruit ? Les prétextes de "majorité sexuelle" ou majorité tout court,  sont freinés par l'article 193 du code pénal suisse qui défini l'abus de détresse "Celui qui profitant de la détresse ou d'un lien de dépendance fondé sur des rapports de travail ou d'un lien de dépendance de toute nature..." "L'abus sexuel, n'est pas seulement l'action physique mais il est aussi défini comme des attentions sexuelles non voulus comme les gestes, regards ou les mots (harcèlement, emprise, manipulation psychologique, comportement déviant, rapport de dépendance, disqualifier les parents pour s'approprier de la personne) car c'est le caractère déplacé du comportement qui permet de souligner la situation problématique. Lutter contre la maltraitance et lutter aussi contre la marasme ambiant, la loi du silence, la complaisance et les alibis avancés par des visions permissives et passéistes du "ce n'est pas mon problème". La société fait confiance à une fonction publique (cautionnée par nos impôts !) appelée à donner l'exemple dans son rôle premier de service. L'enseignement est au coeur de ce principe. Vente de drogue dans les écoles (si, si), scènes du trafic dans l'espace publique, suicides, jeunes vies brisées, parents démunies, familles déchirées... La société est en droit d'exiger du DIP compétence et professionnalisme. Un audit de ses services et partenaires publics et privés s'impose. Les parents se sentent nargués et bafoués par tant d'arrogance de certains fonctionnaires qui oublient le sens même du terme service.  Le poids de la loi a le dernier mot car aucun prétexte pourrait justifier  une trahison à la confiance de parents, les valeurs et la justice. Autrement, loi injuste, n'est plus loi et adieu Perdican et... bonjour Babylone !

 

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