Madame Isabel Rochat, conseillère d’Etat chargée du département de la sécurité, de la police et de l’environnement (DSPE), Madame Monica Bonfanti, cheffe de la police, Monsieur François Schmutz, chef de la police judiciaire, et le Major Olivier Grosjean, commandant remplaçant de la gendarmerie, ont tenu ce jour une conférence de presse pour faire le point suite aux revendications de l'UPCP.
La conseillère d’Etat a souligné que la majorité des demandes de l’UPCP trouvent réponse dans les deux accords approuvés et signés par les syndicats. Elle a rappelé que la confiance avait été rétablie et que des efforts importants ont été entrepris pour valoriser la fonction de policier, améliorer les conditions de travail et donner à la police les moyens d’accomplir sa mission. Les actions de l'UPCP constituent une rupture de confiance et mettent en péril tout le processus.
Madame Isabel Rochat a relevé qu’une très grande partie des revendications formulées par l’UPCP trouvaient réponse dans les accords de décembre 2009 et juin 2010, patiemment discutés et mis sur pied par le Conseil d'Etat et les syndicats. Certaines préoccupations évoquées touchent à la mise en œuvre de ces protocoles. Il convient de souligner que plus de 30 séances ont été tenues avec les syndicats, du début des négociations à aujourd'hui.
Ces accords améliorent sensiblement la situation des policiers. Ils impliquent un effort financier conséquent en leur faveur. Ces deux accords ont permis une revalorisation salariale de la fonction de policier; l’augmentation de l’indemnité pour risque inhérent à la fonction; une augmentation de 25% du solde des heures supplémentaires cumulées et le paiement ou la reprise de celles-ci; la hausse de l’indemnité pour travail de nuit; une adaptation des débours et du service piquet.
De plus, conformément aux négociations menées avec le groupement des associations de police, le Conseil d’Etat a déposé un projet de loi accepté à l’unanimité par le Grand Conseil pour instaurer un pont-retraite. A hauteur d’un montant total de CHF 162 millions, ce pont retraite entièrement financé par l’Etat vise à compenser les collaboratrices et collaborateurs potentiellement affectés par le rehaussement de l’âge de la retraite de 52 à 58 ans, exigé par la législation fédérale.
Concernant la réorganisation de la police, la conseillère d'Etat a rappelé que le corps de police est largement représenté dans le groupe de travail Phénix, avec la présence de la cheffe de la police, du chef de la police judiciaire, du chef de la police de sécurité internationale ad intérim et du commandant remplaçant de la gendarmerie. Par ailleurs, l'ensemble du corps de police, informé à plusieurs reprises par le biais de courriers internes, a été invité à participer à la consultation menée au sein de la police du 28 janvier au 9 février 2011. De plus, des répondants au sein du corps de police sont à disposition pour toute question. Enfin, les trois syndicats seront reçus dans le courant du mois de mars pour un échange de vues sur Phénix.
Enfin, la conseillère d'Etat a redit sa volonté de renforcer les effectifs de la police et de lui permettre d'être davantage sur le terrain. L'engagement d'assistants de sécurité publique, notamment, répond à cette préoccupation. La cheffe de la police a, pour sa part, souligné qu'une charge administrative supplémentaire est due à l'entrée en vigueur du nouveau code de procédure pénale. Il s'agit de voir les conséquences sur la durée avant de prendre des mesures pour y remédier le cas échéant.
La conseillère d’Etat a conclu en réaffirmant son soutien au corps de police, qui exerce un métier difficile. Elle en appelle au bon sens et à la responsabilité de chacune et de chacun.

